L’auteure avec son duiker dont-il est question dans cette chronique
Une chasse improvisée
Il y a un petit animal que j’ai eu la chance de découvrir un peu plus pendant mon voyage en Afrique du Sud chez Majeje Safari Africa. Il fait partie de la famille des céphalophinés qui est l’une des espèces d’antilopes qu’il est possible de croiser en Afrique subsaharienne. Il existe plusieurs espèces différentes, mais en général elles sont assez semblables. Petite taille, rapide, la forme des pattes et du corps peut varier un peu, mais sinon c’est surtout la coloration de l’animal et les habitats différents auxquels ils sont adaptés.
Cet animal court très vite, ayant une très petite taille, il arrive à se faufiler partout entre les broussailles, qui sont souvent très denses, ce qui peut rendre l’observation de cet animal très difficile. Un clignement d’œil et il est parti. Au cour de notre séjour, nous avions l’intention de chasser de plus gros gibiers.
Mon guide m’avait expliqué qu’on peut parfois passer de long moment sur cette chasse, car oui la plupart des pourvoiries d’Afrique sont clôturées, mais je vous donne le défi d’essayer de repérer un petit animal de 20 kg qui court aussi vite que son ombre sur un territoire de plus de 6000 hectares.
Malheureusement, il y a énormément de braconnage et c’est pourquoi les propriétaires doivent protéger leurs bêtes et leur territoire. Certaines pourvoiries ont des équipes qui travaillent 24/7 pour contrer le braconnage. Lors de mon séjour, Éric et France les propriétaires m’expliquaient que les grosses antilopes comme le Kudu, l’élan et plusieurs autres peuvent sauter par-dessus les clôtures sans problème c’est beaucoup plus pour leur protection que pour les retenir réellement car ils circulent librement sur le territoire. Le meilleur moyen d’avoir beaucoup de gibier et du gibier en santé qui ne cherche pas à quitter le territoire c’est de mettre les ressources qui leurs sont essentielles à leur disposition le plus possible.
Nous étions assez avancés dans la soirée et nous recherchions un gibier pour Kim la conjointe de Phil Paradis aussi collaborateur au magazine. De mémoire on recherchait un nyala, mais nous avons vu ce soir-là, tous les gibiers sauf le beau mâle nyala que nous avions vu le matin même. Notre tracker Lulama, a fait un petit signe à notre guide Dan. Il discute souvent entre eux dans un langage que nous ne comprenons pas, mais j’ai très bien compris qu’il parlait d’un petit duiker. Daniel m’a rapidement dirigé dans la bonne direction pour voir le duiker. Il était en train de manger dans les broussailles et était complètement immobile. Ce qui n’arrive pas très souvent.
Il est aussi possible de faire une sortie de pêche dans l’océan Indien lors d’un séjour chez Majeje Africa Safaris. Sur la photo l’auteure tient un superbe Kob.
Au début, quand je suis arrivée en Afrique, j’avais plusieurs gibiers en tête. J’avais pensé au duiker mais, il avait été un peu mis à l’arrière-plan dans mon esprit, car parfois il faut faire des choix et on ne peut pas tout avoir. Un couple en avait chassé un aussi et ça avait pris quand même une journée ou deux et ce n’était pas un tir aussi parfait. J’avais donc compris le défi que pouvait représenter cette chasse et j’ai décidé de saisir la belle opportunité que ce merveilleux animal m’a offert. Après le tir, nous sommes allés le chercher avec les chiens, car le «bush» est très épais et dense. C’est facile de perdre un gibier et encore plus de cette taille. Les gens de la région apprécient beaucoup cette viande, quoi qu’il n’y en ait pas en grande quantité, chaque partie est appréciée. Le duiker est une espèce omnivore, mais ils se nourrit de beaucoup de plantes et de petites feuilles. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir y goûter durant le voyage, mais nous avons mangé du kudu, de l’impala, du springbok et aussi des poissons que nous avons nous-même pêchés dans l’océan Indien. J’aurai probablement la chance d’y goûter durant un prochain voyage chez Majeje.
Magnifique couché de soleil que l’auteure a pu immortaliser lors d’une sortie de chasse.
Je remercie cette petite bête pour les grandes émotions qu’elle m’a fait vivre. Après chaque chasse, les guides prennent le temps de placer l’animal et de prendre des photos pour vous qui sont respectueuses de l’animal et qui le met en valeur afin de vous créer des beaux souvenirs à consulter par la suite (voir photo en ouverture). Un voyage en Afrique vous réserve les plus beaux moments et ce sont des souvenirs auxquels vous allez repenser toute votre vie.