Une journée typique de prospection
Le temps investi sur le terrain est probablement la variable qui influence le plus le succès d’une chasse à l’automne. La chasse est un loisir où la chance jouera toujours un certain rôle. Toutefois, en tant que chasseurs, nous avons le pouvoir d’augmenter nos chances de réussite en effectuant une prospection rigoureuse durant la saison estivale. Honnêtement, il m’est impensable de partir à la chasse dans un nouveau secteur sans avoir consacré du temps sur le terrain au préalable surtout dans les zones où la densité d’orignaux est plus faible.
Les préparatifs
Dans mon article du printemps 2023, intitulé «Bien préparer sa chasse», je vous présentais ma méthodologie d’analyse pour cibler les endroits propices. J’y avais illustré un trajet de prospection, établi à partir de divers critères d’analyse. J’ai décidé aujourd’hui de vous offrir une suite à cet article et de vous emmener avec moi en forêt, en suivant ce même trajet. Vous pourrez ainsi visualiser les signes que j’y ai trouvés, comme si vous y étiez.
Début de la prospection
Dans le cas présent, je dois me rendre sur un plateau de montagne. J’analyse d’abord les chemins qui faciliteront ma progression. Lorsque les coupes forestières sont nombreuses, je privilégie les déplacements dans les bandes de forêt mature situées entre celles-ci. Lors de mon analyse préliminaire sur les cartes, j’avais repéré un secteur présentant un bon potentiel de signes. Mon objectif est de m’y rendre le plus rapidement possible pour valider si l’endroit mérite qu’on y consacre du temps.
Premier plateau évalué prometteur
Comme vous pourrez le constater dans la vidéo, l’endroit ciblé s’est révélé très prometteur. On y retrouve plusieurs signes automnaux laissés au fil des saisons passées. Je sais maintenant que le secteur est fréquenté. Je pourrai donc y consacrer du temps pendant la période de chasse.
Visite de la coulée entre les deux montagnes
J’estimais que la transition entre les coupes forestières et la forêt mature, à dominance résineuse, combinée à une topographie relativement plane, serait favorable à une aire de repos. Comme vous le verrez dans la vidéo, il y avait effectivement une forêt mature d’épinettes noires, avec la présence de sentiers et de couches. Avant le tournage, j’y avais installé une caméra, ce qui me permettra de vous partager quelques vidéos recueillies au cours des dernières semaines afin de corroborer les observations terrain.
Visite de la cuve
J’avais surnommé cet endroit la «cuve», puisqu’il s’agissait d’un plateau qui se trouvait dans une coulée entre deux grandes montagnes. Ce secteur me semblait prometteur pour plusieurs raisons, notamment en raison de la qualité de l’habitat et de la morphologie du terrain. Comme vous le verrez, la présence d’orignaux y était évidente, avec plusieurs signes laissés lors des automnes précédents. Le seul défi, c’est d’y prélever un orignal : il faudra un bon équipement pour sortir la bête de là en toute sécurité.
Le fameux plateau
Cet endroit a été mon coup de cœur de la journée: une topographie plane à flanc de montagne, dans un dénudé humide, entouré d’une forêt de feuillus. On y a trouvé des souilles ainsi que plusieurs frottés. C’est un lieu où je serais prêt à investir sérieusement du temps durant la période de chasse, surtout vers la mi-septembre.
Réflexion finale
On croit souvent que la prospection exige énormément de temps. En réalité, il s’agit surtout de bien fixer ses priorités. Par exemple, si j’ai à choisir entre démarrer huit salines ou en créer une seule pour ensuite consacrer le reste de mon temps à explorer le terrain, le choix est vite fait. Une sortie comme celle que je vous présente demande peu de temps, mais offre un gain énorme en efficacité lors du séjour de chasse. Je vous promets que le temps que vous y consacrerez portera fruit à moyen ou long terme.
À vos marques, prêts, prospection!

